Team USA gère le Japon mais ne rassure pas complètement

On attendait de voir si Team USA, très brouillonne et un peu chahutée par le Nigeria, allait monter en puissance pour son deuxième match des Jeux Olympiques contre le Japon. On a vu des choses, mais pas franchement une montée en puissance. Si les Etats-Unis ont gagné (86-69), la meilleure équipe du monde a parfois semblé en danger face à un adversaire plein de confiance après sa belle victoire contre la France.

Heureusement, Dawn Staley a revu ses plans et insisté pour sanctionner les Japonaises à l’intérieur, ce que les Bleues n’avaient que trop peu fait, et les Américaines ont petit à petit pu exercer une domination nettement moins mollassonne. Menées d’un point après 10 minutes de jeu et la fin du premier quart, les stars de WNBA ont trouvé la formule pour se défaire d’un adversaire encore formidablement tenace dont les joueuses n’ont absolument pas froid aux yeux lorsqu’il s’agit d’artiller.

Le run and gun japonais n’a toutefois pas fonctionné aussi longtemps que face à la France. Une fois la maladresse entrée dans l’équation, les Américaines ont eu la bonne idée d’alimenter A’ja Wilson près du cercle. Sans surprise, la MVP de la WNBA a fait un petit carnage avec 20 points, 10 rebonds, 3 passes et 3 contres. Brittney Griner, 15 points, a elle aussi profité de cet axe de jeu américain. L’écart s’est ensuite creusé lorsque les Nipponnes ont commencé à tirer la langue et subir le contrecoup de leurs impressionnants efforts physiques.

Si la victoire a été au rendez-vous – c’est bien le minimum syndical pour une telle formation – on ne peut pas passer outre les petits couacs entraperçus au cours de ce match. Défensivement, ce groupe paraît toujours très perfectible, notamment lorsque la vieille garde est en jeu. Sans faire offense à des légendes comme Sue Bird et Diana Taurasi, fabuleuses de longévité et de classe (“DT” a drivé et shooté sans se froisser de muscles et Sue a inscrit ses premiers points du tournoi), elles ont été ciblées par l’agressivité véloce des Japonaises.

Autre petite incompréhension, le faible temps de jeu accordé par Dawn Staley à ses remplaçantes. Par le passé, c’est l’inégalable profondeur du roster de Team USA qui a fait sa force et garantit son invincibilité. Ici, on a vu certaines joueuses ne pas quitter le banc une seule minute (Skylar Diggins-Smith ou Napheesa Collier) ou fouler le parquet trop peu de temps pour que la moindre goutte de sueur ne perle sur leur front (Ariel Atkins, 1 minute et 20 secondes de jeu). On peut considérer ça comme une forme de respect de la part de Staley, qui a peut-être senti que si elle ne faisait pas jouer Breanna Stewart (15 points, 13 rebonds et 6 passes) pendant 34 minutes, son équipe était en péril. L’apport défensif d’Atkins, Collier ou Fowles (10 minutes) n’aurait pas été de trop.

Il n’y a pas forcément besoin d’être alarmiste. Lorsqu’elle hausse le ton, s’applique sur la transmission et fait les efforts en défense, cette équipe reste théoriquement injouable. Simplement, on s’est plusieurs fois dit pendant la rencontre qu’une équipe plus solide et moins dépendante de l’adresse extérieure que ne l’est le Japon pourrait parfaitement exploiter les failles du jeu américain. Et donc réaliser ce qui paraissait impensable au moment de l’annonce du roster : gagner un match officiel contre cette armada.

En attendant, Team USA a sans surprise validé son billet pour les quarts de finale et sera l’adversaire que tout le monde voudra éviter comme la peste. Le match face à la France sera donc une rencontre de gala ou l’occasion de permettre aux joueuses pas ou peu utilisées de se dérouiller un peu les jambes.

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