Merci, Ann

Certes, il y a la défaite après la lutte épique contre le Japon. Mais au-delà de ça, c’est tout le basket belge qui est ébranlé aujourd’hui car la fin des JO pour les Cats signifient également la fin de la carrière d’Ann Wauters. Instinctivement, Florian a ressenti le besoin de rendre hommage à celle sans qui Swish Swish ne serait sans doute pas là aujourd’hui. Et j’y ai ajouté une petite touche.

https://twitter.com/ptitecao/status/1422946811975770112

Le texte de Florian


Ça y est.

Après un match d’anthologie perdu face au Japon, la Belgique est éliminée de ces jeux olympiques. Ce qui veut dire…

Que Ann Wauters ne foulera plus les parquets.

Plusieurs personnes en seront peut-être contentes. Quelques rageux tout d’abord, répétant a l’envie qu’Ann n’avait plus sa place dans l’équipe nationale belge. Ses genoux ensuite, sans doute bien soulagés d’enfin prendre des congés bien mérités. Mais pour la grande majorité d’entre nous, et en tout cas pour moi, le sentiment principal sera un mélange de fierté et de grande tristesse.

Pourtant, je n’ai pas connu Ann à ses débuts, ni même à son prime. Je n’ai pas vécu ses innombrables succès en direct, un peu partout en Europe mais surtout dans sa grande époque à Valenciennes (cc Nico). Je n’étais pas devant ma tv pour voir son titre en wnba comme je l’étais pour Emma.

Et pourtant aujourd’hui je sens le poids d’une légende du jeu qui tire sa révérence.

Fan de basket depuis plusieurs années, je ne me suis mis que tard au basket féminin, comme beaucoup. Mon premier contact, c’est en 2018, avec le magnifique parcours de l’équipe nationale belge à la coupe du monde. Je découvre à l’époque Emma Meesseman, Kim Mestdagh et Julie Allemand. Je vois aussi jouer Ann Wauters, la seule dont j’avais jusqu’alors entendu le nom. Sur le terrain, ce n’est plus la jeune Ann mais elle délivre alors un tournoi plus que solide.

Pour une grande partie des belges, surtout dans le sud du pays, Ann est une inconnue. Pour les autres, plus férus de sport en général, à l’exception des fans de basket féminin, elle est un nom qu’on reconnaît à défaut d’en connaître tous les détails.

Happé par la passion de la balle orange en version féminine, je m’intéresse au passé de ce monde qui m’est alors peu connu. Un petit passage sur Wikipedia vous fait prendre conscience de l’immensité de sa carrière et de la longueur de son palmarès.

Quelques replay me permettent ensuite d’entrevoir le niveau de ce que c’était que voir Ann Wauters jouer à son meilleur niveau. Ce niveau, c’est finalement dans les paroles de ses coéquipières et de ses adversaires qu’on le retrouve et qu’il est le plus marquant. En interview récemment, Vickie Johnson nous en parlait comme sa soeur pour la vie. Quant aux supporters de plus longue date de lfb, qu’ils soient de Valenciennes ou de Bourges, tous se souviennent, avec plaisir ou peine, mais toujours avec respect, des grandes performances qu’elle réalisa.

C’est pourquoi, même si je ne l’aurai finalement vu jouer que lors de ses 3 dernières années, je ressens tout le vide que va laisser son départ dans le monde du basket, et en particulier dans le basket belge.

Car, n’en déplaise, il y aura eu en Belgique un avant et un après Ann Wauters. En regardant les succès actuels de notre équipe nationale ainsi que de plusieurs de nos ressortissantes dans les plus grands championnats, impossible de ne pas penser que tout ça n’est que la continuité du parcours d’Ann. Elle aura ouvert les portes dans lesquelles Emma ou Julie, entre autres, se sont engouffrées.

Au niveau de l’équipe nationale, sa présence aura permis de donner un exemple au plus jeune, de leur montrer la manière d’aborder les grands rendez-vous, professionnaliser l’approche, respecter l’aspect mental. Bref, se donner tous les moyens nécessaire pour voir grand plutôt que de contenter de petit.

C’est sans doute ça l’aura d’une légende. Une personne qui vous fait ressentir, même quand vous ne l’avez vue que dans le crépuscule de ses capacités, tout le poids de ce qu’elle représente et la classe permanente qu’elle dégage.

Je suis sur qu’au moment où j’écris ces lignes, quelques heures après le dénouement cruel de ce quart de finale, Ann doit être à des années lumière des réflexions de ce billet d’humeur. Le déception est sans doute bien présente et elle est légitime.

Pour ma part, je voudrais profiter de ces quelques lignes pour dire :

Merci Ann.

Pour tout ce que tu as fait, tout ce que tu as représenté. Pour toutes les personnes que tu auras inspirées. Pour la gentillesse dont tu fais invariablement preuve lorsque tu as l’occasion de rencontrer tes supporters.

Passé la déception d’aujourd’hui, je n’ai pas de doutes que l’équipe saura rebondir et qu’il y aura d’autres succès. Les bases posées sont solides et le soufflé ne retombera pas de sitôt. Et c’est pourquoi, même si tu ne seras plus en tenue, ces succès futurs seront toujours un peu les tiens.

Alors bon vent. Que tes projets futurs soient couronnés de succès et que tu puisses profiter de ta charmante petite famille.

Je n’aurai finalement qu’une déception. Celle de n’avoir pas pu vivre en direct l’entièreté de cette belle carrière. Je m’estime néanmoins chanceux d’en avoir apprécié les derniers moments.

Merci Ann

Le texte de Stéphanie


Je tourne ce texte dans tous les sens et je n’arrive pas à écrire ce que je voudrais exprimer. C’est difficile d’expliquer l’importance que quelqu’un que tu ne connais pas vraiment peut avoir dans ta vie sans passer pour une freak qui a un mur rempli de photos et qui embrasse ses posters le soir avant d’aller dormir.

Je me considère comme une personne équilibrée avec une famille, un travail, des amis, des passions. Pourtant, ce soir, à l’idée que je ne verrai plus Ann Wauters porter le maillot des Cats, j’ai le coeur serré. Il faut dire que les dernières images de notre capitaine m’ont bouleversée. Je m’attendais, légitimement, à la voir pleurer avec les autres Cats suite à la cruelle défaite contre le Japon. Mais non, Ann est allée voir ses coéquipières, les a serrées dans ses bras, leur a souri, les a réconfortées. La force de caractère nécessaire pour réagir comme ça m’a littéralement bluffée. Elle a enlevé son brassard de capitaine avec une telle classe que j’en suis restée bouche bée. Partir sur une masterclass d’esprit d’équipe, c’est tellement Ann…

Alors voilà, je ne sais pas comment le dire, comment l’exprimer alors je serai directe : ce qu’Ann Wauters a apporté au basket belge est inestimable. Ce qu’elle m’a apporté à moi par sa gentillesse, sa bienveillance, son courage, son professionnalisme, ça vaut aussi de l’or. Je crois dur comme fer au leadership par l’exemple. Je pense aussi que les valeurs véhiculées dans le sport trouvent un écho très fort dans la vie de famille, la vie professionnelle et même la vie quotidienne. Aujourd’hui, un de mes role model a raccroché ses basket mais elle me laisse, sans le savoir, des dizaines de souvenirs et de leçons de vie que je chérirai encore longtemps et qui m’accompagneront dans la suite de mon chemin.

Merci Ann.

Portrait, highlight et quizz


Portrait

Dare to believe

Envie d’en savoir plus sur la carrière d’Ann Wauters, de ses premiers pas à Hermes Sint-Niklaas jusqu’au dernier panier à Tokyo ? On vous dresse le portrait de celle qui a incarné le basket belge durant plus de 20 ans.

Connaissez-vous bien Ann Wauters ?

C’est le moment de le prouver…

Si vous avez bien lu le portrait, vous devriez pouvoir vous risquer à faire notre quizz.

Nos articles sur Ann Wauters


Le mot de la fin par Vickie Johnson


https://www.youtube.com/watch?v=gx8DNwgSHnk&ab_channel=SwishSwish
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