Petit guide de la Free Agency : 1. On rappelle les bases

Avec la nouvelle année qui commence, le monde de la balle orange au féminin se tourne petit à petit vers la saison WNBA à venir. Et si le premier coup de semonce a été donné avec la loterie de la draft qui a vu le premier choix être attribué aux Washington Mystics, ce sont maintenant les choses sérieuses qui débutent avec l’arrivée prochaine de la Free Agency : la période de signature des nouveaux contrats et de constitution des équipes pour la saison à venir.

Comme tout cela peut parfois devenir technique et complexe pour les nouveaux venus ou les fans moins assidus, Swish Swish vous propose un petit guide en plusieurs étapes pour être parfaitement au point. Si vous êtes suiveur de longue date de la WNBA, il est probable que vous connaissiez déjà une grande partie des informations reprises ci-après. Pour les autres, on rappelle les bases.

La plupart des informations reprises et résumées dans ce petit guide proviennent du site anglophone Her Hoop Stats, qui propose un décodage quasi exhaustif des règles du CBA, le document qui régit les relations entre les joueuses, la ligue et les franchises, et le fonctionnement des contrats en WNBA.

Le salary cap, la base du système

La WNBA, à l’instar de la NBA et de la plupart des ligues de sport professionnel américaine est une ligue fermée. Cela signifie que les équipes la composant sont fixes d’année en année, sans mécanisme de montée ou de relégation. Pour éviter un déséquilibre trop important dû aux différences de budgets entre les franchises, toutes les équipes sont composées en fonction d’un système assez précis basé sur les salaires. Ainsi, chaque management a droit à dépenser sur les salaires des joueuses un certain montant maximum appelé salary cap, sans possibilité de le dépasser. Impossible donc pour une équipe de recruter toutes les stars de la ligue en sortant le chéquier. Les salaires des joueuses sont eux individuellement encadrés par certains barèmes fixés : salaires minimum, maximum, en fonction des statuts des joueuses.

Les montant clés pour cette saison 2022 :

  • Salary Cap (Plafond salarial par équipe) : 1.379.200 $
  • Nombre de joueuses maximum dans un roster : 12 (minimum 11)
  • Salaire super max : 228.094 $
  • Salaire maximum : 196.267 $
  • Salaire minimum : 60.471 $

Le salaire supermax s’obtient à certaines conditions : extension de contrat à la fin du contrat rookie ou pour une joueuse ayant déjà 5 ans d’expérience avec l’équipe avec laquelle elle signe.

  • Salaire rookie maximum (choix 1-4 lors de la draft) : 72.141 $
  • Salaire rookie minimum : 60.471 $

Les salaires lors du contrat rookie (3 à 4 premières années) sont barémisés suivant le choix auquel les joueuses ont été prises lors de la draft.

Les dates clés

Quand on vous dit que la nouvelle année marque le début de la reprise des hostilités, rien ne saurait être plus vrai puisque le 1er janvier, les équipes avaient désormais la possibilité de proposer aux joueuses qui remplissaient les conditions une qualifying offer, une offre permettant de rester attaché à la franchise avec certaines restrictions. Nous ne rentrerons pas dans les détails, sachez juste que les joueuses ont jusqu’au 15 janvier pour accepter ou décliner ces extensions.

Cette date marque donc le début des négociations entre les équipes et les joueuses. Les contrats officiels ne pourront toutefois pas être signés, et donc les transactions officialisées, avant le 1er février. Dès le 15 janvier donc, restez à l’affut, les premières rumeurs et confirmations officieuses devraient commencer à tomber.

Les mouvements se poursuivront alors gentiment jusqu’à la draft au mois d’avril et le début de la saison prévue pour le 6 mai. Habituellement, les camps d’entrainement commencent 2 à 3 semaines avant cette date et les effectifs doivent être fixés pour la veille du premier match de régulière.

Pour vous aider à suivre les mouvements, comme les années précédentes, Swish Swish tiendra à jour un tracker pour vous permettre d’être toujours à la page des différents mouvements.

Les différents cas de figure

Si une joueuse est toujours sous contrat dans une équipe, la situation est bien évidemment très simple. Elle fait partie de l’équipe pour la saison à venir, à moins que celle-ci ne décide de la transférer. A savoir qu’il existe 2 types de contrat.

  • Les contrats garantis : Dans ce cas, le salaire de la joueuse est dû inconditionnellement. Si l’équipe décide de se séparer d’une joueuse (de la couper comme on dit dans le jargon), son salaire lui reste intégralement dû.
  • Les contrats non-garantis : Dans ce cas, le salaire de la joueuse n’est plus dû s’il prenait l’envie à l’équipe de s’en séparer. Ce manque de sécurité concerne surtout les joueuses moins fortes des effectifs.

En revanche, si une joueuse n’est plus sous contrat, il lui faut donc en trouver un nouveau pour pouvoir faire partie d’une équipe à l’approche de la saison. Néanmoins, plusieurs cas de figure peuvent se présenter et amènent certaines contraintes aux joueuses et/ou aux équipes pour les négociations :

Unrestricted Free Agent (UFA) : Agent libre non-restreint.

C’est le cas le plus simple et le plus courant. La joueuse qui dispose de ce statut a le loisir de négocier son nouveau contrat avec l’équipe de son choix sans contrainte. Elle pourra aller dans la destination de son choix une fois un accord trouvé avec une équipe. Cette année comme souvent, de nombreuses joueuses sont dans ce cas : Jonquel Jones, Courtney Vandersloot, Breanna Stewart ou Tina Charles, entre autres. Nous vous proposerons un petit passage en revue des principaux grands noms sur le marché et des destinations possibles dans un prochain article.

Restricted Free Agent (RFA) : Agent libre restreint

Comme dans le cas précédent, il s’agit ici de joueuses qui ont le loisir de négocier leur nouveau contrat avec l’équipe de leur choix. Néanmoins, une fois un accord trouvé avec une autre équipe, l’équipe actuelle de la joueuse a la possibilité de s’aligner sur l’offre proposée pour la conserver. Celle-ci n’a donc pas une liberté absolue. De l’autre côté, l’équipe sortante peut également se retrouver dans une situation où la somme à aligner pour conserver la joueuse sera trop importante. Cette année, des joueuses comme Kia Nurse ou Myisha Hines-Allen sont dans ce cas de figure

Reserved Free Agent et Suspended contract expired : deux cas différents, un même mécanisme

Les statuts de joueuse Reserved et en expiration de contrat suspendu sont différents dans la manière dont ils sont obtenus mais aboutissent à une situation globalement similaire. Il s’agit de joueuses dont, malgré l’expiration de contrat, on estime qu’elles ont encore des obligations envers leur ancienne équipe. Dans le cas des Suspended contract expired, il s’agit de joueuses dont le contrat a été suspendu un an (pour cause d’obligations avec leur équipe nationales ou d’une absence de la Wubble 2020 pour cause covid principalement pour les cas récents) et dont le contrat s’est expiré alors qu’elles “doivent” encore une année à leur équipe. Dans ce cas, les joueuses ont une restriction majeure : elles ne peuvent négocier leur nouveau contrat qu’avec leur ancienne équipe exclusivement, à moins que celle-ci ne les libère de cette contrainte. Cette année, des joueuses comme Bridget Carleton ou Shey Peddy ont le statut de Reserved tandis que Julie Allemand ou Marine Johannes ont celui de SuspCE et ne pourront donc négocier leur nouveau contrat qu’avec leur ancienne équipe.

Core Player : Joueuse désignée

Dernier cas particulier. Ce statut concerne principalement les stars de la ligue. Afin d’éviter le départ d’une de ses stars, une équipe peut désigner une de ses joueuses en fin de contrat avec le statut de “Core Player”. Dans ce cas, la joueuse en question se voit contrainte de négocier ses droits exclusivement avec son équipe. Une restriction drastique de la liberté qui s’accompagne de compensations et de conditions. En compensation, une core designation s’accompagne pratiquement toujours d’un salaire maximum. Ensuite, une joueuse ne peut recevoir ce statut plus de 2 fois dans sa carrière. Enfin, une équipe ne peut désigner une joueuse avec ce statut si une autre joueuse de l’effectif dispose déjà de ce statut.


Maintenant que les bases sont posées, nous allons brosser dans les jours qui viennent la situation de cette Free Agency à venir, du point de vue des équipes et des joueuses concernées.

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