Pourquoi la France va gagner l’Eurobasket

4 médailles d’argent. C’est le bilan de l’équipe de France de basket sur les quatre dernières compétitions européennes (2013, 2015, 2017, 2019). Mais si ces multiples titres de vice-championnes d’Europe témoignent de la capacité — unanimement reconnue — de l’équipe de France à se maintenir au plus haut niveau, ils ont également trahi les échecs successifs des Bleues en finale de ce championnat et leur difficulté à se hisser sur la plus haute marche du podium. Mais un vent de renouveau semble avoir soufflé sur l’équipe de France version 2021 : et si cette année était la bonne ?

Le point fort de l’équipe

L’éventail des talents que l’on retrouve au sein du groupe des douze joueuses sélectionnées par Valérie Garnier pour prendre part à l’édition 2021 du championnat d’Europe est tout simplement impressionnant. Un chiffre suffit à nous en donner la mesure : près de 50% de l’effectif total des Bleues est passé (ou va passer) par la WNBA. Comment ne pas avoir en tête les images du titre de championne WNBA remporté en 2017 par Sandrine Gruda avec les Sparks ? Ou encore les 16 points à 100% de réussite de Marine Johannès avec le New-York Liberty lors de sa saison rookie ? Le passage de Valériane Vukosavljević par les rangs des San Antonio Stars, ou encore l’intermède américain d’Endy Miyem à l’occasion du camp d’entrainement, puis de la première partie de la saison régulière des Minnesota Lynx en 2018, ne sont pas à négliger non plus.

Ah, et j’oubliais les deux choix de premier tour de Draft qui auront pour mission d’aider les Bleues à décrocher le troisième titre européen de leur histoire : Gabby Williams, la franco-américaine qui a récemment fait ses débuts avec l’équipe de France (Draft 2018, 4ème positionà et Iliana Rupert (Draft 2021, 12ème position).

Les valeurs sûres

Quand on parle de “valeur sûre” et d’équipe de France, un nom vient forcément en tête de tous les supporters (mais aussi des adversaires) des Bleues : Sandrine Gruda. Devenue récemment la meilleure marqueuse de l’histoire de l’équipe de France, avec plus de 2560 points à son compteur, Sandrine n’hésite jamais à activer le mode “rouleau-compresseur”, en particulier lors des situations décisives. Ses coéquipières ne tarissent pas d’éloges à son sujet : admirative de la joueuse, en qui elle a vu un modèle dès son plus jeune âge, Alexia Chartereau a grandi avec les exploits de Sandrine Gruda. En ce qui concerne Marine Johannès et Endy Miyem, elles admirent surtout Sandrine pour sa force mentale, son ambition et sa ténacité.

Mais Sandrine Gruda n’est pas la seule à savoir porter l’équipe de France. Du haut de son mètre 65, l’inarrêtable Olivia Epoupa, qui sera secondée par Alix Duchet à l’Euro) a pris l’habitude d’insuffler à l’équipe toute l’énergie dont elle a besoin à chacun de ses passages sur le terrain. Sacrée MVP du championnat australien il y a deux saisons, Epoupa a l’habitude des matchs à enjeu où le pragmatisme et la lucidité doivent être alliés à l’efficacité et la vitesse d’exécution. Taulières de l’équipe de France, Valériane Vukosavljević, Endi Miyem, Sarah Michel et Diandra Tchatchouang représentent quant à elle la colonne vertébrale de l’équipe de France depuis de nombreuses années déjà.

Les atouts de l’équipe de France n’ont pourtant pas encore tous été dévoilés, et il est temps de nous intéresser à la situation paradoxale de Gabby Williams. Paradoxale, car même si elle n’a pour l’heure que peu joué avec l’équipe de France, le parcours et l’expérience de Gabby Williams (double championne NCAA avec l’Université du Connecticut) rappellent qu’elle n’a rien d’une rookie et obligent à considérer l’ailière des Los Angeles Sparks comme un des points forts de l’équipe. Son apport immédiat lors des matchs de préparation a confirmé que l’entousiasme qui accompagnait ses débuts n’était pas vain. En jouant pour la première fois sous les couleurs de l’équipe de France, la meilleure défenseure d’Euroleague sur la saison 2020-2021 disait avoir réalisé son rêve. Quitter l’Euro une médaille d’or autour du coup : ne serait-ce pas le clore de la plus belle des manières ?

Comment, enfin, ne pas mentionner Marine Johannès ? Si on lui a parfois reproché son irrégularité lors des grosses rencontres, il est indéniable que MJ23 est capable des prouesses les plus inattendues. La pointe de folie et à la touche artistique qui émanent naturellement du jeu de la native de Lisieux feront d’elle un atout certain pour l’équipe de France.

La jeune qui monte

Impossible, ici, de ne mentionner qu’une seule joueuse. Deux noms se détachent en effet, quand on évoque la jeunesse et l’avenir prometteur de l’équipe de France — ceux d’Alexia Chartereau (née le 5 septembre 1998) et d’Iliana Rupert (née le 12 juillet 2001). Si on tend parfois à présenter (à raison) la première dans la catégorie des joueuses confirmées, c’est que son efficacité et sa présence sur le terrain font bien souvent oublier son âge. Mais à vingt-deux ans, on sent que la marge de progression de l’ancienne intérieure de Bourges qui rejoindra l’ASVEL à la rentrée est encore énorme, et qu’il ne serait pas étonnant d’imaginer en elle une possible héritière de Sandrine Gruda.

Enfin, il est nécessairement de mentionner le nom d’Iliana Rupert. Déjà sélectionnée pour participer à l’édition 2019 de l’Euro à dix-huit ans seulement, la recrue récente des Las Vegas Aces a depuis su s’imposer comme un membre à part entière de l’équipe de France. Ses prestations très intéressantes lors des matchs de préparation ont confirmé à quel point son apport en sortie de banc sera intéressant pour les Bleues à Strasbourg et à Valence.

Alors ?

Vous l’avez compris, l’objectif principal des Bleues lors de l’édition 2021 de l’EuroWomen Basket sera de se défaire de leur traditionnelle place de deuxième. Non pas pour finir en dehors du podium, ni même à la troisième place, mais bien pour enfin décrocher l’or européen. Face à une équipe d’Espagne visiblement affaiblie — même si parier contrer l’équipe de Lucas Mondello n’est jamais une très bonne affaire —, les Françaises ont l’expérience et le talent nécessaires pour se hisser jusqu’à la première place.

Il faudra néanmoins réussir à se défaire d’adversaires coriaces et tout aussi désireux d’écrire l’histoire pour atteindre cet objectif. Face à la Serbie d’Ana Dabovic ou aux Belges de la team Swish… d’Emma Meeseman*, les Bleues devront proposer un jeu à la hauteur de leur talent et de leurs ambitions.

Mais il y a la Belgique aussi…

Chez Swish Swish, on est partagé entre la Belgique et la France. Alors on a chacun écrit pourquoi notre équipe allait gagner, histoire de s’assurer une bonne ambiance pour les 15 jours à venir. Et vous, de quel côté votre coeur balance-t-il ?

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