NCAAW : la saison 2022 est lancée, on répond aux questions-clés !

Beaucoup de Mock Drafts mettent Rhyne Howard n°1 de la Draft 2022, c’est donc la meilleure joueuse NCAA aujourd’hui ?

Non. Howard est une soliste extrêmement douée avec un gabarit qui excite forcément les équipes en quête d’une scoreuse athlétique capable de jouer sur les postes 2 et 3 et de cartonner en WNBA. Il est très possible que cela soit son cas. Mais ça ne fait pas de le joueuse de Kentucky la joueuse la plus forte ou dominante du basket universitaire.

Chez les seniors, donc celles que l’on retrouvera en WNBA l’an prochain, l est très possible que NaLyssa Smith finisse par faire consensus là-dessus. La poste 4 de Baylor va bénéficier cette année de l’arrivée de Nicki Collen, qui croit dur comme fer en son talent. “NaLyssa n’est pas l’une des meilleures joueuses de NCAA. Elle est LA meilleure joueuse de NCAA, c’est tout”, a expliqué l’ex-coach d’Atlanta, qui a sans doute pu constater que Smith a beaucoup travaillé son shoot extérieur et son playmaking pendant l’intersaison, afin de devenir une basketteuse encore plus complète.

On suivra attentivement la saison des Bears, prétendantes au titre, mais aussi celle de Kentucky, pour voir si Rhyne Howard mérite cette cote de popularité.

Paige Bueckers et UConn ont échoué au Final Four l’an dernier. Cette fois, c’est la bonne ?

Les Huskies ont, comme chaque année ou presque, les faveurs des pronostics pour gagner le titre. Quelle que soit l’équipe à la disposition de Geno Auriemma, personne n’osera prendre UConn à la légère. Cette saison, plus encore que la précédente, il dispose d’une petite machine de guerre qui a de bonnes chances d’aller loin.

Evidemment, avec Paige Bueckers plus que prête à briller encore davantage après une première saison de très haut niveau et dans la lignée des glorieuses anciennes du campus de Storrs, il faut s’attendre à ce que la superpuissance du Connecticut soit au rendez-vous. Bueckers est un phénomène et déjà une leader technique, mais elle n’est pas seule.

Les Huskies ont ajouté Azzi Fudd, autre jeune joueuse d’exception dont la progression en high school a été un peu freinée par une blessure, mais dont le potentiel annoncé n’est pas franchement très éloignée de celui de “Paige Buckets”.

https://twitter.com/overtime/status/1457741556815912961?s=20

Autour, le roster est très solide avec des juniors et des seniors qui feront le job pour encadrer les jeunes pépites d’Auriemma. MAIS, ça ne garantit rien et UConn n’est pas la seule armada effrayante du pays. Ce qui nous amène à la question suivante…

Quelles sont les équipes les mieux armées pour gagner le titre ?

UConn a des raisons d’y croire, évidemment, mais il est presque alarmant que Stanford ne soit pas plus favori que ça à sa propre succession. Le Cardinal n’a finalement perdu que Kiana Williams comme joueuse majeure. Haley Jones, élue MOP du Final Four, est toujours là, Cameron Brink (et son potentiel terrifiant), les soeurs Hull, Fran Belibi et ses dunks, aussi. Tara Vanderveer aurait tort de viser autre chose que le back to back.

South Carolina et Dawn Staley ont du talent en magasin pour dépasser le stade du dernier carré. Outre les excellentes joueuses déjà présentes, comme l’intérieure Aliyah Boston, malchanceuse au pire moment la saison passée, la dynamique arrière Zia Cooke, les Gamecocks ont signé quelques une des lycéennes les plus convoitées du pays. Derrière Azzi Fudd, la n°1 enrôlée par UConn, on retrouve trois joueuses qui ont opté pour South Carolina : Raven Johnson, Saniya Rivers et Sanya Feagin. Le présent et le futur s’annoncent radieux.

Maryland, avec un effectif très homogène et cohérent, NC State, Louisville et Baylor doivent aussi être dans la discussion en attendant de voir comment se déroulent les premières semaines de compétition.

Pour quelles joueuses faut-il se lever la nuit ?

Si vous avez l’occasion de regarder les matchs cette année via le ESPN Player ou les médias locaux, n’hésitez jamais à vous poser devant un match d’Iowa. Caitlin Clark n’a pas immédiatement eu la même hype que d’autres joueuses de sa promo, mais l’arrière des Hawkeyes est un régal à voir jouer, avec la garantie de cartons au scoring, de shoots à très longues distance, des passes folles, mais aussi d’une maturité qui permet à Iowa de rêver de grandeur grâce à son seul talent ou presque.

Clark, dont on vous a déjà beaucoup parlé l’année dernière, a fait le choix admirable de rester dans son état de naissance, quand bien même elle était convoitée par des programmes bien plus prestigieux. Le côté “local hero” qui veut tout faire pour réussir dans son université malgré l’écart de niveau avec les plus grandes facs est toujours une storyline intéressante à suivre.

Pour les amateurs de gros double-doubles qui tâchent, Naz Hillmon, terreur intérieure des Michigan Wolverines, devrait faire son petit effet. Hillmon a montré l’année dernière qu’elle était capable de marquer 50 points dans un match…

Si vous êtes plutôt friands de block parties, chaque minute passée sur le parquet par Cameron Brink est généralement l’occasion pour elle de dévorer des adversaires prêtes à dégainer près du cercle ou au large. Le temps de jeu de l’amie de la famille Curry n’a pas toujours été très élevé l’année dernière, autant à cause de ses petits problèmes de fautes que parce qu’il y avait beaucoup de monde à faire jouer à Stanford, mais on a déjà senti que l’on avait à faire à une joueuse tout sauf banale et dont l’évolution devrait lui permettre de devenir une joueuse incontournable chez les pros dans quelques années.

Dans le style arrière ultra technique tout en ayant un physique atypique, Ashley Owusu de Maryland devrait vous plaire. Médaillée d’or avec Team USA à l’Americup durant l’été, la meneuse des Terrapins semble avoir encore progressé et son style flashy et rusé va faire des dégâts.

“Débarrassée” de Dana Evans, partie gagner le titre WNBA avec Chicago après une escale par Dallas, Hailey Van Lith a de bonnes chances d’exploser cette saison. Son moteur, ses ses dribbles déroutants, son shoot et sa capacité incroyable à prendre des rebonds sous le nez d’intérieures alors qu’elle ne mesure que 1,70 m font d’elle une future star en puissance.

On pourrait évidemment vous en citer un paquet d’autres tant la NCAAW regorge de talents aux profils divers et variés.

Si on veut s’enticher d’une équipe qui peut créer la surprise, laquelle choisir ?

En ce qui concerne les équipes, notre ami Romain vous conseillerait très probablement de suivre Oregon et il aurait raison. Les Ducks n’ont pas la même force de frappe que lorsque Sabrina Ionescu, Satou Sabally et Ruthy Hebbard évoluaient ensemble, mais la culture créée par Kelly Graves, le profil dominant de Sedona Prince et Nyara Sabally lorsqu’elles ne sont pas embêtées par les blessures, mais aussi le potentiel des ex-membres du Fab Five de High School (elles ne sont plus que quatre depuis le départ d’Angela Dugalic à UCLA) que sont Te-Hina Paopao, Maddie Scherr, Sydney Parrish et Kylee Watson, font des Ducks une équipe redoutable si les planètes s’alignent.

Si on devait faire une Mock Draft 2022 à l’heure actuelle, ça donnerait quoi ?

C’est toujours périlleux, mais hasardons-nous à l’exercice, en brut et sans justification puisque la loterie n’a pas encore eu lieu…

1- NaLyssa Smith (Baylor)
2- Rhyne Howard (Kentucky)
3- Naz Hillmon (Michigan)
4- Shakira Austin (Ole Miss)
5- Ashley Joens (Iowa State)
6- Christyn Williams (UConn)
7- Elissa Cunane (NC State)
8- Nyara Sabally (Oregon)
9- Rae Burrell (Tennessee)
10- Lorela Cubaj (Georgia Tech)
11- Destanni Henderson (South Carolina)
12- Evina Westbrook (UConn)

Pour suivre la NCAAW tout au long de la saison, on ne saurait trop vous recommander de suivre @Ncaaw_fr sur Twitter et en podcast dans Pause Café NCAA. Le premier épisode, que vous pouvez retrouver ci-dessous, est déjà en ligne.

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