Gabby Williams nous raconte son rêve bleu, son départ douloureux de Chicago et sa passion pour les mangas

Les images de l’émotion et de la joie de Gabby Williams, quelques secondes après la fin du match contre la Serbie (où elle a été la meilleure scoreuse tricolore) font partie des plus belles de ces Jeux Olympiques magnifiques pour le basket français. Quatre mois après la fin de la campagne à Tokyo, Gabby a repris son quotidien de world traveler pour aider Sopron à tenter de remporter l’Euroleague, avant de faire un retour attendu en WNBA pour une nouvelle aventure avec les Los Angeles Sparks.

Si aujourd’hui l’ancienne joueuse de UConn se sent bien et est prête à faire décoller encore un peu plus sa carrière, l’année 2021 a été à la fois l’une des plus belles et l’une des plus compliquées de sa vie. Gabby n’avait encore jamais vraiment évoqué les circonstances de son départ de Chicago dans des conditions qu’elle a très mal vécu. Elle l’a fait avec nous au cours d’un entretien* où, on vous rassure, il y a aussi beaucoup de moments feel good, entre sa joie d’être acceptée par les fans français, ses ambitions personnelles et sa passion dévorante pour l’animation japonaise, ou encore son avis sur le phénomène Paige Bueckers.

Peut-être ressortirez-vous de cette lecture ou de ce visionnage avec le même sentiment que nous : la France a une chance incroyable d’avoir dans ses rangs une fille et une joueuse comme Gabby Williams.

*Gabby était tout à fait disposée à faire l’interview en français. Nous l’avons faite en anglais à ma demande, pour qu’elle se sente plus libre de développer ses idées. Et accessoirement que nos amis anglophones, qui seront forcément intéressés par le contenu de cette interview, puissent facilement y avoir accès.

Tout d’abord, comment vas-tu ces derniers temps ? Entre l’Euro, les Jeux Olympiques, la saison en Hongrie et les matches de qualification avec l’équipe de France, tu as eu le temps de reprendre un peu ton souffle ?

Gabby Williams : Après les Jeux Olympiques, pour la première fois de ma vie, j’ai eu quelque chose comme 10 semaines de repos, “grâce” à la suspension (de son contrat en WNBA, NDLR)… Finalement, c’était bien et ça m’a rendue impatiente de reprendre la saison à l’étranger alors que d’habitude je n’ai que 5 à 10 jours entre chaque saison. Ca m’a donné l’opportunité de me languir du basket.

Te voir jouer avec la France a été tout simplement incroyable, surtout la manière dont tu t’es saisie de cette expérience et de cette aventure… Est-ce que tu y as pris autant de plaisir que tu le pensais et est-ce qu’il y a eu des obstacles à surmonter ?

Gabby Williams : J’ai même pris plus de plaisir ce que que je pensais. Je n’étais pas sûre de la manière dont ça allait se passer. Je savais juste que c’était quelque chose que j’ai toujours eu envie de faire. J’ai toujours eu envie de faire partie de l’équipe et de représenter la France. Je ne pouvais vraiment savoir comment les filles allaient être avec moi, parce que jusque-là on avait uniquement été adversaires. Je me disais : ‘Oh mon Dieu, imagine si elles me détestent toutes !‘ On ne sait jamais à quoi s’attendre. Aujourd’hui, je les considère comme de très bonnes amies. L’ambiance dans le groupe était incroyable. C’était encore mieux que ce que je pensais et j’ai adoré me sentir libre sur le terrain. Donc oui, c’était super.

On te voit un peu plus dans les médias français, tu étais au match du PSG il y a quelques jours, les gens te suivent aussi davantage sur les réseaux sociaux… Les fans français ont peut-être trouvé ce qui se rapproche le plus d’une franchise player, en quelque sorte. Est-ce que tu penses que c’est un rôle que tu peux avoir à l’avenir ? Parce que sur le plan du basket, avec ton jeu complet, c’est quelque chose qui aurait du sens.

Quelque part, je suis heureuse d’avoir trouvé un nouveau public, même si je ne sais pas trop comment l’expliquer. J’ai le sentiment que les fans français m’ont vraiment acceptée.

C’est le cas.

Gabby Williams : Je ne m’attendais pas à ça. Parce que les fans américains, en particulier ceux de WNBA, me critiquent beaucoup pour avoir choisi la France et ça n’a pas été très bien perçu. J’étais un peu inquiète en arrivant en France. Est-ce que j’allais être assez Française pour eux ? Est-ce qu’ils comprendraient mon accent quand je parle vu que je fais beaucoup d’erreurs quand je parle français ? Mais ils m’ont tous soutenue et été vraiment gentils avec moi. Certains viennent même voir mes matchs ici, en Hongrie. Il y a aussi cette invitation à un match du PSG (Gabby a aussi rencontré des jeunes du centre de formation, NDLR), je suis fan du club depuis toujours ! C’est une sensation incroyable d’être acceptée de cette manière.

https://twitter.com/gabbywilliams15/status/1460633091429617666?s=20

J’étais un peu inquiète en arrivant en France. Est-ce que j’allais être assez Française pour eux ? Est-ce qu’ils comprendraient mon accent quand je parle, vu que je fais beaucoup d’erreurs quand je parle français ? Ils m’ont tous soutenue et ont été vraiment gentils avec moi.

Gabby williams

Maintenant que les Américains t’ont vue jouer avec la France, ils sont toujours aussi critiques ?

Gabby Williams : Oui, il y a toujours des critiques… Tu sais, aux yeux des Américains, le monde ne va pas au-delà des Etats-Unis (rires). Ils ont déjà dû mal à saisir l’idée que je suis une bi-nationale. C’est quelque chose qui dépasse leur compréhension. Des gens pensent aussi que l’on me paye pour jouer avec l’équipe de France… Je leur réponds que c’est tout à fait possible d’avoir deux nationalités. J’entends aussi beaucoup de commentaires irrespectueux de leur part sur le basket européen. Si ce n’est pas du basket américain, ce n’est pas important à leurs yeux. Mais je m’en moque, je suis heureuse et j’ai tellement de respect pour le basket européen et français. Je connais la vérité et je sais que j’ai fait tous les bons choix.

Ta situation est bien différente de joueuses qui n’ont aucune connexion avec le pays pour lequel elles jouent. Ta famille est originaire de France, tu as joué en France pendant une saison, donc c’est difficile à comprendre… Parlons un peu de ton équipe actuelle, Sopron. Comment est-ce qu’on prononce en hongrois d’ailleurs ?

Gabby Williams : “Chopronn”.

C’est ta deuxième saison ici après une première année déjà prometteuse. Comment est-ce que c’est de vivre et jouer en Hongrie maintenant que tu connais mieux les lieux et l’équipe ?

Gabby Williams : J’étais vraiment très heureuse de revenir ici. C’est la première fois que je re-signe avec une équipe. Mon chat est avec moi ici, elle est assise sur sa chaise là. Ils prennent vraiment bien soin de moi. Je connais l’endroit donc je suis plus à l’aise. C’était super de revenir et pour une fois de ne pas être la nouvelle, d’avoir des repères pour pouvoir immédiatement reprendre le cours des choses avec l’équipe. Donc signer à nouveau ici était excitant.

Honnêtement, si je devais affronter une équipe avec Briann January et toi en défense, je ne sais pas si j’entrerais sur le terrain… Parle-moi un peu de la joueuse qu’est Briann et de l’alchimie qu’il y a entre vous deux ?

Gabby Williams : Je la considère comme une amie très proche aujourd’hui, donc c’est incroyable de l’avoir avec moi sur et en dehors du terrain ici en Hongrie. On peut absolument toujours compter sur elle sur et en dehors du terrain. Tu sais ce qu’elle va t’apporter. Elle est arrivée un peu après le début de la saison et je comptais vraiment les jours qui passaient avant qu’elle ne soit là. Je lui disais par message : s’il te plaît, envoie-moi les informations sur ton vol, quand est-ce que tu arrives ? (rires) Je me sens beaucoup mieux quand elle est avec moi sur le terrain ici. Elle est tellement constante et travaille tellement dur. Elle est un superbe exemple pour moi. Quand je la vois, je me dis : je veux travailler comme elle, être comme elle, faire comme elle. Donc c’est génial de l’avoir avec moi ici.

Ça a été la période la plus stressante de toute ma vie. Je ne mangeais plus. Je ne dormais plus. C’était devenu trop difficile et j’ai dû demander le trade. Je ne pouvais plus être à Chicago

GABBY WILLIAMS

La saison dernière, tu as été tradée aux Sparks ? Je sais que ça a été difficile pour toi parce que Chicago est l’équipe qui t’as draftée… Comment et quand est-ce que tu as réussi à aller de l’avant ?

Gabby Williams : Ca a été un choix vraiment difficile. Je n’ai pas vraiment parlé de ça dans les médias. Je suis content de pouvoir le faire comme il faut, donc je vais être franche avec toi. James (Wade) m’a appelée et m’a demandé de ne pas aller avec l’équipe de France. Ça m’a vraiment blessée, parce que James devrait savoir plus que quiconque à quel point c’était important pour moi. Ça a vraiment été très difficile pour moi, parce qu’il me disait : “ici, c’est censé être ta famille, on est une famille”. Sauf que c’est juste une famille quand ça t’arrange. A quel moment est-ce que c’est une famille si ça ne m’arrange pas aussi ? Je ne voulais pas demander un trade, mais il a demandé à ce que mon contrat soit immédiatement suspendu, mais à ce moment-là j’avais la possibilité de refuser. Avant même qu’il connaisse mes dates pour l’équipe de France, la veille du jour où j’ai été convoquée, il a demandé que mon contrat soit suspendu et j’ai dit non. Ce n’était pas possible. Ç’aurait été n’importe quelle autre année, j’aurais pu accepter. Mais j’étais dans la dernière année de mon contrat rookie, je ne pouvais pas le faire du point de vue de ma carrière. Je n’arrêtais pas d’entendre dire : “Le basket est un business !” Et bien c’est un business pour moi aussi. Puis il est devenu presque suspect. Un jour il était en colère contre moi, puis le jour suivant il me disait : “Tu peux y aller, je te soutiens”, puis “Ah non finalement, tu ne peux pas”. Je n’avais pas d’autre choix que de demander un trade. Le soir de la Draft, je m’attendais à être tradée. La veille du Final Four NCAA j’étais debout jusqu’à 5 heures du matin en train de recevoir des appels de gens de Chicago… Ça a été la période la plus stressante de toute ma vie. Je ne mangeais plus. Je ne dormais plus. C’était devenu trop difficile et j’ai dû demander le trade. Je ne pouvais plus être à Chicago. C’était une décision personnelle, pour ma carrière. Désolée si je parle beaucoup…

Non, il n’y a aucun problème continue !

Gabby Williams : Finalement, James m’a appelée et tout d’un coup il était devenu hyper favorable à l’équipe de France. Je me suis dit que quelque chose était en train de se passer, parce qu’il ne voulait pas du tout que j’y aille avant… C’est là que j’ai compris qu’il allait faire quelque chose derrière mon dos. C’est là que j’ai demandé mon trade. Malheureusement, il avait trouvé un minuscule point de règlement qui lui permettait de me suspendre sans mon accord. Il savait que j’irais avec les Bleues. Il savait qu’ils avaient pris mon training camp, que j’irais en Hongrie après. Je n’avais aucun moyen d’empêcher la suspension de mon contrat. Avec le recul, je le referais un million de fois. L’opportunité de tenir une médaille olympique dans tes mains, ou même juste de participer aux Jeux Olympiques… C’est la meilleure expérience de ma vie. Je ferais ce même choix un million de fois. Même si ça a été très dur pour moi, j’ai clairement fait le bon choix. Je le sais. On a pu voir le vrai visage des gens. J’ai réalisé que je n’étais pas dans la bonne franchise. Ils ont gagné le titre derrière, donc il était clair qu’ils n’avaient pas besoin de moi. Donc je n’ai pas compris pourquoi il a fallu passer par tout ça. Je l’ai dit à James : vous n’avez pas besoin de moi, donc laisse-moi y aller (rires). J’avais raison ! Je suis hyper heureuse que Sloot, Allie ou Stef aient gagné un titre. J’étais heureuse pour elles et au final tout le monde est ressorti gagnant. Je pense qu’il n’y avait pas besoin que les choses soient aussi moches qu’elles l’ont été, mais je n’ai aucun regret sur l’issue.

Maintenant tu es en paix avec ça et de grandes choses t’attendent probablement. C’est super que tu aies pu vivre ça avec l’équipe de France pour te remonter le moral. Débarquer à Los Angeles doit être quelque chose d’excitant pour toi. C’est quelque chose de nouveau, qui va peut-être te permettre de montrer une nouvelle facette de toi. Tu arrives dans une franchise avec une histoire, dans une nouvelle ville, avec une culture différente… Comment est-ce que tu vois les choses pour toi dans cette nouvelle saison et cette nouvelle vie pour toi ?

Gabby Williams : Je pense que ça va quasiment être une nouvelle occasion pour moi de me présenter en WNBA. A Chicago, j’ai joué poste 4, puis on m’a fait jouer meneuse, puis à nouveau poste 4 ou meneuse… J’ai beaucoup travaillé mon tir et mes qualités d’arrière ces deux dernières années. Los Angeles va me donner l’opportunité de jouer poste 2 ou poste 3, ça va m’être bénéfique. J’ai le sentiment que ce sera comme un nouveau départ et c’est exactement ce dont j’ai besoin.

Ils ont probablement regardé tes matchs avec les Bleues. Est-ce que tu as pu parler un peu avec Derek Fisher ou d’autres gens de la franchise de ce qu’ils avaient en tête à ton sujet ?

Gabby Williams : Un peu. Les Jeux Olympiques se sont déroulés en plein milieu de la saison WNBA donc on n’a pas eu beaucoup d’occasions d’échanger là-dessus, mais il a prévu de venir me voir en Hongrie. Il prend des nouvelles de moi et je sais qu’il suit ce que je fais et regarde les matchs. On s’envoie des messages de temps en temps.

Je regarde des dessins animés et lis des mangas absolument tous les jours. C’est devenu une partie importante de ma vie, c’en est presque gênant quand les gens me demandent ce que je fais durant mon temps libre.

gabby williams

J’aimerais que l’on parle un peu du Japon. Mais pas du Japon qui nous a battus aux J.O. D’une manière plus positive. Je sais que tu es une énorme fan de mangas et de dessins animés. Je crois que tu as une bannière de l’Attaque des Titans sur Twitter et il me semble t’avoir vu déguisée en personnage de Hunter X Hunter pour Halloween, c’est ça ? Quand est-ce que cette passion a commencé pour toi et à quelle fréquence est-ce que tu arrives à lire ou à regarder des épisodes ?

Gabby Williams : Je viens juste de me faire un tatouage du capitaine Rivaille (de l’Attaque des Titans, NDLR) sur le bras. Je t’enverrai une photo après l’interview. C’est mon tatouage préféré maintenant. Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours aimé ça. Mes premiers souvenirs de dessins animés japonais, c’est avec Pokemon. Je collectionnais les cartes et jouais aux jeux sur Game Boy. Je me rappelle aussi de Sailor Moon dans mes plus vieux souvenirs. Je regarde des dessins animés absolument tous les jours. Je lis des mangas absolument tous les jours. C’est devenu une partie importante de ma vie, c’en est presque gênant quand les gens me demandent ce que je fais durant mon temps libre. J’aimerais pouvoir dire que je fais tout un tas de choses différentes que de rester assise à la maison, mais non.

Il y en a tellement. C’est un peu comme les séries télévisées, c’est hyper addictif, donc je comprends ! Si tu devais choisir un dessin animé japonais à emmener avec toi sur une île déserte et un personnage de manga pour t’y accompagner, quels seraient tes choix ?

Gabby Williams : Wow, bonne question. Si je devais emmener un dessin animé, je pense que ce serait Jojo’s Bizarre Adventure. C’est l’un de mes préférés et chaque saison est très différente de la précédente, avec une nouvelle bande de personnages. Donc sur une île déserte, je me dis qu’avec celui-là je ne pourrais jamais m’ennuyer. Si je devais emmener quelqu’un avec moi sur l’île… Ce serait Luffy, de One Piece. Je pense que ce serait celui qui me divertirait le plus. One Piece ressemble à Jojo’s Bizarre Adventure dans le sens où c’est un univers avec plein de personnages et d’aventures différents. Luffy me permettrait de rester assez occupée sur une île déserte.

Tu avais déjà été au Japon avant les J.O. ? Parce que ça a dû être assez frustrant d’être là-bas mais avec un temps et un accès limité à la culture locale, vu que je suppose que tu es aussi intéressée par ça ?

Gabby Williams : Non, je pensais que ce serait plus frustrant que ça, mais ça a été cool. Une fois arrivés, on est allées voir le Mont Fuji. Je me disais : “Mon Dieu ! Je vois le Mont Fuji tout le temps sur des images ou dans des dessins animés et on se retrouve dans l’hôtel du Mont Fuji !” C’étaient des petites choses comme ça. Les décorations, même le simple fait d’entendre la langue. Je regardais à chaque fois vers le bas, mais il n’y avait pas de sous-titres (rires). La salle de basket était aussi décorée avec des trucs de Demon Slayer et de Jujutsu Kaizen. D’un autre côté, on était occupées. J’étais là-bas pour gagner une médaille. Tout ça a été une belle expérience, la vie dans le village olympique aussi. Je n’ai pas été frustrée. Et puis je sais qu’un jour j’y retournerai pour des vacances, sans basket. Là j’y étais pour le basket et les Jeux Olympiques et ça a été une expérience incroyable.

Est-ce que tu as toujours le temps de suivre UConn ? Il y a beaucoup de hype autour de l’équipe et de Paige Bueckers. Qu’est-ce que tu penses d’elle d’après ce que tu as vu jusqu’ici ?

Gabby Williams : Je ne suis pas UConn autant que je l’aimerais, mais j’ai regardé le match entre UConn et South Carolina. UConn a malheureusement perdu. Paige Bueckers est tellement… mature. Elle me fait un peu penser à Juste (Jocyte) de Lyon. Quand je la vois, je me dis que c’est impossible qu’elle ait 19 ans. Elle joue comme une professionnelle. Son style de jeu est mature. C’est le mot qui me vient à l’esprit. Elle a l’air pro, son jeu est déjà impeccable. Comme je disais, c’est un peu comme avec la Lituanienne. Ce sont de beaux exemples de ce que sera la prochaine génération qui va faire grandir le basket. Je suis heureuse d’être d’une génération différente parce que ces filles deviennent vraiment fortes (rires).

https://twitter.com/brhoops/status/1466962781752619011?s=20

Tu devras les affronter à un moment, tu n’es pas si vieille !

Gabby Williams : C’est vrai. Mais honnêtement, des joueuses comme elle sont la démonstration que le jeu est en train de se développer. Je vois des filles dunker en contre-attaque maintenant et je me dis que le basket féminin évolue et devient bien plus fort.

Il y a aussi l’aspect économique avec les NIL. Paige Bueckers vient de signer avec Gatorade. Les choses évoluent et probablement dans la bonne direction.

Gabby Williams : Je suis heureuse pour ces joueuses qu’elles aient l’opportunité d’être payées. Bien sûr je suis jalouse, parce que j’étais là avant elle et que je n’ai rien eu. Quand j’étais en NCAA, les gens n’avaient même pas le droit de m’acheter un sandwich. Donc évidemment que je me dis (en français) : “Argh, les bâtards” (rires) Mais je suis heureuse de voir que ça change parce que la NCAA vole les athlètes depuis trop longtemps.

C’était ma dernière question. Merci Gabby. Prends soin de toi.

Gabby Williams : Désolée si j’ai été un peu longue sur l’histoire avec Chicago…

Non, non ! C’était vraiment intéressant parce que tu n’avais jamais eu la possibilité d’expliquer la situation. Personne ne savait vraiment ce qui s’était passé. On avait lu des choses dans les médias mais c’était flou. Je pense que c’était nécessaire.

Gabby Williams : Je pense aussi. Merci beaucoup. A bientôt j’espère !

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