On a discuté avec Jonquel Jones, la superstar du Sun, et c’était un régal

Voilà plusieurs mois que l’on “courait” après Jonquel Jones. Le timing est finalement idéal, puisque la Bahaméenne va être sauf surprise sacrée MVP de la saison dans quelques jours et s’apprête à jouer les demi-finales de playoffs avec Connecticut la semaine prochaine. A la sortie de l’entraînement du Sun, Jonquel a accepté de nous donner un peu de son temps pour évoquer l’époustouflante saison qu’elle a accompli, son évolution en tant que joueuse, son aventure avec la Bosnie, ses idées pour développer la WNBA, mais aussi l’admiration qu’elle porte à ses coéquipières du Sun ou d’Ekat.

Ce n’est pas tous les jours que l’on a la chance de pouvoir discuter avec une MVP et une superstar WNBA, on espère que vous prendrez autant de plaisir à découvrir un peu mieux “JJ” que l’on en a eu à réaliser cet entretien !

Tous les fans français que je connais qui t’ont croisée lors de l’Eurobasket en France ont été impressionnés de voir à quel point tu étais accessible et agréable alors que tu es une joueuse de calibre MVP. Je sais que les gens pensent la même chose dans le Connecticut. Est-ce que tu trouves que cette saison incroyable que tu es en train de réaliser a changé la perception et la reconnaissance que les fans et les médias ont pour toi ?

Jonquel Jones : Je dirais oui en ce qui concerne les médias. L’attention médiatique a clairement changé. Je vois un peu plus souvent ma tête dehors et j’entends davantage de conversations à mon sujet. C’est naturel quand tu es dans la discussion pour le MVP. C’est à ce niveau que les choses sont différentes. J’ai le sentiment que les fans dans le Connecticut m’ont toujours appréciée de la même manière. Ils ont toujours reconnu ce que j’apportais à l’équipe et le fait que joue dur tous les soirs, tout ça… Je ne ressens pas vraiment de changement là-bas. Parfois, il y a quand même ces moments où je sors du terrain, comme au dernier match, et où les gens chantent “MVP !”, des trucs comme ça. Sinon, je reçois toujours uniquement de l’amour et de la reconnaissance de leur part.

Lors de la dernière intersaison, je discutais avec mon ancien colloc, qui est né et à grandi dans le Connecticut. Je me lamentais auprès de lui de la blessure d’Alyssa Thomas et de comment ça risquait d’affecter l’équipe, etc… Il m’a dit : “Mec, Jonquel est de retour. Tu as oublié à quel point elle est forte ? On va gagner le titre“. Tu penses que les gens ont oublié à quel point tu étais forte simplement parce que tu n’étais pas dans la Wubble la saison dernière ?

Jonquel Jones : Absolument ! Je pense que notre ligue et le sport en général sont des environnements où ce qui compte c’est ce que tu as fait le plus récemment. On le voit avec de grandes joueuses qui sont blessées ou qui, comme moi, se sont absentées une saison entière. Les gens ne se rappellent plus vraiment ou n’ont plus la même reconnaissance parce qu’ils n’ont plus de certitudes sur toi. C’est clairement une industrie où on te demande : “Qu’est-ce que tu as fait pour moi dernièrement ?” J’avais ça dans un coin de la tête en démarrant la saison. Je voulais m’assurer que les gens se souviendraient à quel point j’étais bonne et à quel point je méritais d’être dans la conversation des meilleures, au même titre que mon équipe, qui ne se limite pas à une seule joueuse. Que ce soit l’absence d’Alyssa cette saison, ou la mienne l’an dernier, on a réussi à atteindre les demi-finales. Je trouve que c’est une démonstration parfaite de ce qu’est notre équipe. Tout le monde peut élever son niveau et c’est ce qui fait de nous une très bonne équipe.

Ce qui m’a le plus frappé dans ton jeu cette saison, c’est que tu as semblé t’occuper bien plus de la création que par le passé. Comment est-ce que c’est venu ? Est-ce que ça découle d’une conversation avec Coach Miller ou tu as simplement voulu montrer que tu étais une all-around player ?

Jonquel Jones : Je pense qu’il y a un peu des deux. Avant la saison de la bulle, en tout cas avant que je décide de ne pas y aller, on avait fait des entretiens sur Zoom, pour parler de nos attentes sur la saison. J’étais toujours hésitante, mais l’une des choses dont Curt me parlait c’était de me donner davantage la balle, de m’utiliser au poste, mais aussi de me demander de monter le ballon pour démarrer nos attaques sur un rythme plus élevé. Je savais que ce serait quelque chose que l’on attendrait de moi. Même si je n’ai pas joué en WNBA dans la bulle, j’ai joué à l’étranger et j’ai travaillé mon handle et mon tir à 3 points pour que mon pourcentage augmente et que je devienne une shooteuse efficace. Il y a aussi un rassemblement de l’équipe nationale auquel je ne suis pas allé. A la place, je suis rentrée à la maison pour aller à la salle et j’ai aussi travaillé mon handle, des moves de finition plus subtils près du cercle, comme l’eurostep, ou un move où tu finis avec la main du même côté que ton pied d’appui. J’ai le sentiment que toutes ces choses-là se sont traduites sur le terrain ensuite et c’est très satisfaisant.

j’avais l’habitude de m’effacer et de ne pas demander la balle dans certaines situations parce que je n’étais pas sûre que ça ferait de moi une bonne coéquipière. Je ne voulais pas agacer qui que ce soit. Ca a changé aussi. J’ai compris que se mettre parfois en avant ne fait pas de toi une personne arrogante ou une mauvaise coéquipière

Jonquel jones

Coach Miller a aussi l’air de s’éclater cette année, même s’il ne porte plus les mêmes chemises cool que dans la bulle. A quel point est-ce que sa personnalité imprègne cette équipe ? C’est le seul coach que tu as eu en WNBA, il me semble. Quelle est son importance pour toi au quotidien et qu’est-ce qu’il apporte à ton développement ?

Jonquel Jones : Il a été extrêmement important dans mon développement. Comme tu l’as dit, c’est le seul coach que j’ai eu en WNBA. C’est la première personne à avoir parié sur moi. J’ai fait ce qu’il faut à la fac pour qu’on me remarque, mais j’étais une joueuse issue d’une fac moins réputée (l’université George Washington, à Washington DC, NDLR) qui n’avait pas disputé de très gros matchs en NCAA et avait été souvent éliminée au 1er tour du Tournoi. Même si on a gagné un titre de Conférence, il n’y avait pas vraiment de rencontres de haut niveau à analyser. Il a parié sur moi et avec un pick élevé, le 6e. Je lui serai toujours reconnaissante de ça. Je comprends bien que quand tu es draftée haut, tu dois performer parce que tu es investissement pour la franchise et pour le coach. Il a toujours cru en moi. Ce qu’il m’apporte, c’est son sens tactique. C’est probablement le meilleur coach de la ligue. Je ne suis pas objective parce que c’est le seul coach que j’ai eu (rires). Mais je pense qu’il est sans égal sur ce plan-là. Il a tellement de systèmes dans son répertoire… Des situations de fin de match, des remises en jeu après des sorties de balle ou des temps morts… Il est toujours prêt. Quand on a match, Curt fait toujours en sorte que l’on soit préparées. Il martèle les choses et parfois on lui dit “D’accord, d’accord…” (rires). Il nous dit : “Elle va aller sur la gauche. Elle va shooter après un dribble. Quand elles vont faire ce système on doit se ruer sur elles, leur mettre la pression”. Je suis préparée à tout. Je n’ai aucune inquiétude au sujet de ce que l’équipe adverse va faire ou la peur de me sentir mal préparée dans certaines situations. Curt fait un excellent travail pour s’assurer de ça. C’est ce que doit faire un coach et c’est pour ça qu’il a été élu Coach of the Year par l’Associated Press.

Tu dis que tu n’es pas objective, mais il va sans doute remporter le titre de Coach of the Year tout court, donc tu ne manques pas tant que ça d’objectivité ! Sinon, je suis toujours fasciné par l’intensité et l’intelligence de joueuses comme Briann January et Jasmine Thomas sur le plan défensif, et je ne mentionne même pas Alyssa Thomas ou DeWanna Bonner… Est-ce que c’est une source d’inspiration que de pouvoir observer des joueuses comme ça et s’entraîner avec elles au quotidien ?

Jonquel Jones : Avec elles, c’est tous les jours. Il y a une constance, de la maturité et du leadership chez elles. Voilà ce qu’elles nous apportent. Quand tu es une intérieure, tu es en confiance parce que tu sais qu’elles vont tout faire pour te protéger. Souvent les arrières qui jouent avec toi et essaient de presser ou juste de défendre, ne peuvent pas toujours faire des stops, donc tu sais que ça va venir sur toi. C’est comme ça que beaucoup d’intérieures prennent vite des fautes. Elles sont obligées de venir souvent aider. Mais là, quand tu as ces filles-là devant toi, tu peux voir leur ténacité tous les soirs. C’est difficile de ne pas élever soi-même son niveau et d’être prête quand tu les vois se donner à 100%. Je l’ai vu un paquet de fois à l’entraînement, cette intensité. Honnêtement, je pense qu’il doit y avoir du changement dans la manière dont ils calculent ou décident qui va être élue Defensive Player of the Year. Parce que pour moi Briann January doit être dans la discussion. Jasmine aussi d’ailleurs. Souvent, les votants regardent plus du côté des joueuses intérieures, pour leur nombre de contres et tout ça, puis donnent le trophée à l’une d’entre elles. Mais pour ceux qui regardent les matchs, c’est dur de ne pas mettre Briann et Jasmine dans la discussion vu ce qu’elles font toute l’année.

Depuis l’époque du lycée, puis dans les facs de Clemson et George Washington, tu sembles avoir constamment évolué et progressé. Qu’est-ce qui selon toi a le plus changé dans ton jeu et chez la personne que tu es ?

Jonquel Jones : Ce qui a changé le plus ? (elle réfléchit) Wow, c’est une question intéressante et difficile. Je pense que le plus gros changement c’est au niveau de la confiance. Je regardais les premiers matchs de playoffs avec Alyssa Thomas et DeWanna Bonner hier soir. Je leur ai parlé de la première fois que je suis arrivée aux Etats-Unis et de mes premiers tournois AAU au lycée. Moriah Jefferson (la meneuse des Dallas Wings, 2e pick 2016, NDLR) était dans ma catégorie. Moi j’étais cette fille des Bahamas qui n’avait jamais vu de basket à ce niveau. Je me souviens que Moriah dribblait tout le monde et jouait comme une dingue. Elle avait été surclassée. Je me disais : “Attends, elle est dans ma catégorie elle ?” Je la regardais en me disant que j’avais beaucoup de boulot parce que j’étais loin derrière. Donc je dirais que ma confiance en moi est ce qui a changé le plus avec le temps, même si mon éthique de travail est restée la même. Maintenant, quand tu sais que tu as fait le travail qu’il faut, tu es confiante. Tu es plus à l’aise avec tes compétences, ta préparation et ce que tu apportes à une équipe. C’est ce qui a changé le plus. Je suis une personne très humble et j’avais l’habitude de m’effacer et de ne pas demander la balle dans certaines situations parce que je n’étais pas sûre que ça ferait de moi une bonne coéquipière. Je ne voulais pas agacer qui que ce soit. Ca a changé aussi. J’ai compris que se mettre parfois en avant ne fait pas de toi une personne arrogante ou une mauvaise coéquipière. C’est simplement que tu sais que tu es capable de faire beaucoup de choses avec la balle dans certaines situations et que c’est comme ça que tu peux aider l’équipe. J’ai beaucoup grandi et mûri à ce niveau-là. Je suis plus sûre de moi et confiante.

Plus jeune, je voulais être comme Rip Hamilton. […] J’ai un peu l’impression que notre équipe aujourd’hui est une version WNBA et moderne des Pistons de 2004

Les gens qui ont grandi dans les années 90 voulaient tous “être comme Mike”, Michael Jordan, ou “comme Sheryl Swoopes”. Est-ce qu’il y a eu une personne comme ça, homme ou femme, à laquelle tu voulais ressembler ?

Jonquel Jones : Oui, plus jeune je voulais être comme Rip Hamilton. J’étais une énorme fan des Detroit Pistons. J’adorais la manière dont ils jouaient au basket. C’était un basket collectif de A à Z. J’ai un peu l’impression que notre équipe aujourd’hui est comme une version WNBA et moderne des Pistons de 2004, où tout le monde est tellement bon dans son rôle. On se rassemble et on forme un groupe très soudé, extrêmement dur à stopper et à battre. Rip Hamilton était mon joueur préféré. J’aimais la façon dont il jouait, le fait qu’il soit constamment en mouvement sur le terrain, qu’il se dresse face aux adversaires pour défendre… Il était partout sur le terrain et faisait un paquet de choses qui aidaient son équipe à gagner. Donc j’étais une très grande fan de lui. Je sais que c’est un choix qui paraît un peu ringard et tu t’attendais à ce que je te cite quelqu’un comme Kobe ou Candace Parker, mais pour moi c’était Rip Hamilton et toute cette équipe des Pistons. Ben Wallace vient d’entrer au Hall of Fame et c’était fou de me dire que je l’ai vu pendant sa carrière et qu’il en est là maintenant. Donc oui, pour moi c’était ces Pistons et la manière dont ils jouaient au basket.

J’aime ton choix !

Jonquel Jones : Merci (rires) !

J’aimerais que l’on parle un peu de ton expérience avec la Bosnie. Parfois, il arrive que les joueuses naturalisées ne s’entendent pas forcément bien avec leurs coéquipières ou ne se fondent pas bien dans la culture de l’équipe. On dirait que tu t’es vraiment éclatée avec la Bosnie pendant l’Eurobasket, en portant cette équipe, en gagnant des matchs… Et tes coéquipières t’ont même donné des surnoms amusants, comme “Mother of Dragons” (en référence à Game of Thrones et à l’un des animaux emblèmes de la Bosnie, NDLR) ! Comment cette opportunité s’est présentée à toi et qu’est-ce que tu as le plus aimé là-dedans ?

Jonquel Jones : C’est mon agent qui m’a parlé de cette opportunité. On avait discuté de la possibilité d’avoir un autre passeport parce que je n’avais pas représenté les Bahamas en match officiel et ça n’avait de toute façon pas été une bonne expérience pour moi. Je n’avais donc pas vraiment d’attentes de ce côté-là pour le futur. On a donc discuté avec mon agent parce que c’était une belle opportunité pour moi sur le plan financier et pour pouvoir jouer n’importe où en Europe, être vue par les fans européens et être présente sur ce marché et dans cette atmosphère. J’ai eu la possibilité d’avoir un passeport avec un autre pays dans un premier temps, mais je n’étais pas assez à l’aise avec cette idée. Je ne peux pas dire de quel pays il s’agit, par respect. J’ai donc eu la chance de pouvoir discuter au téléphone avec le head coach bosnien, Goran Lojo. Je suis ensuite allée en Bosnie pour visiter et voir comment les choses se passent là-bas. Il m’a traitée comme un membre de sa famille, m’a emmenée partout et les gens étaient hyper accueillants et gentils. Personne ne m’a fait sentir que je n’étais pas à ma place. Donc j’ai décidé de le faire. J’ai rencontré l’équipe pour la première fois à Orenburg, en Russie, quand je jouais avec Ekat. La Bosnie avait un match contre la Russie pendant une trêve internationale, donc j’ai pris l’avion jusqu’à Orenburg pour jouer avec les filles. L’ambiance était bonne, personne ne m’a fait sentir que ma présence était un problème. Je pense être une personne avec laquelle il est facile de s’entendre, mais je n’ai pas cherché à en faire trop et n’ai pas demandé le moindre traitement de faveur. Je voulais juste faire partie de l’équipe. L’ambiance était bonne et le fait qu’on ait battu la Russie pour la première fois depuis une vingtaine d’années a aidé et les gens se sont montrés très enthousiastes pour l’avenir de l’équipe et ce qu’on pourrait faire ensemble. C’était un bon point de départ. Depuis ce jour-là, j’ai toujours senti qu’on avait une bonne relation avec l’équipe et le staff. Tout le monde a compris que l’on pouvait faire quelque chose de spécial.

La WNBA grandit vite, les audiences sont bonnes, mais il y a toujours moyen d’en faire davantage pour attirer davantage de public. Qu’est-ce que tu aimerais voir venir prochainement ? On parle souvent d’expansion, d’un nouveau CBA… Qu’est-ce que tu attends le plus ?

Jonquel Jones : Pour être honnête, je pense que l’on pourrait mieux raconter les histoires des femmes qui sont déjà dans la ligue. C’est quelque chose d’important. Je ne veux pas dire que l’on se retrouve souvent à raconter les mêmes histoires, mais on met souvent en avant les mêmes personnes. Ca ne marche pas. La ligue grandit, mais pas à la vitesse à laquelle elle le devrait. Je suis de celles qui ont envie de partager des choses parce que je fais partie d’un groupe de joueuses comme ça. On se dévoile plus et on discute plus. Mais j’ai le sentiment que la WNBA peut mieux faire en mettant en avant ces histoires et en comprenant qu’il y a beaucoup de femmes géniales dans cette ligue. Plus on creuse et plus on pose de questions, plus on découvre ces histoires. Quelle autre ligue peut se vanter d’avoir 90% de joueuses diplômées d’une université et autant de modèles capables d’inspirer la génération de jeunes femmes qui suit en leur montrant ce qu’elles peuvent faire ? C’est en ça que la ligue peut évoluer. Il faut donner plus d’options aux gens en ce qui concerne les filles qu’ils peuvent aimer et suivre. Plus tu mets en avant de joueuses différentes, plus tu peux permettre aux fans de trouver une joueuse à laquelle ils s’identifient et qu’ils ont envie de soutenir. C’est sans doute l’un des axes les plus importants.

Je suis constamment en admiration devant Emma Meesseman. Je suis sa coéquipière, son amie, mais aussi une fan de son jeu. Parfois, je repense aux Finales 2019 et je la déteste pendant quelques secondes (rires).

Une dernière question avant de te libérer. Je suis obligé de te la poser parce que la moitié de l’équipe de Swish Swish est Belge ! Qu’est-ce que tu peux me dire sur Emma Meesseman, qui est une icône locale, en tant que joueuse et en tant que personne ?

C’est une vraie joueuse de basket de A à Z. Une professionnelle de A à Z. Et une superbe personne de A à Z. Avec Emma, ce que tu vois, c’est ce que tu as. Il n’y a pas de faux semblant avec Emma, rien qui soit seulement de façade. Elle est elle-même et à l’aise avec ça. En club je la vois tous les jours et on comprend pourquoi elle a autant de succès. Je ne l’ai jamais dit à personne, mais dans ma tête, je la vois un peu comme un Terminator. Elle est tellement efficace dans ce qu’elle fait. Et elle le fait tous les soirs, de la même manière. Il y a presque cette sensation de quelque chose de robotisé tellement elle est efficace. On se demande comment elle fait. Je suis constamment en admiration devant elle. Je suis sa coéquipière, son amie, mais aussi une fan de son jeu. Parfois, je repense aux Finales 2019 et je la déteste pendant quelques secondes (rires). Puis je me souviens quelle belle personne elle est et à quel point elle mérite tout ça, et ça va mieux. Emma mérite vraiment tout ce qui lui arrive. Continuez à la respecter et à l’aimer parce qu’elle fait tout ce qui est en son pouvoir pour s’assurer que la Belgique continue d’être sur la carte du basket mondial et va dans la bonne direction.

Merci Jonquel. Bonne chance pour les playoffs ! Si je n’avais pas peur de te porter l’oeil je te féliciterais déjà pour le titre de MVP parce que tu le mérites.

Jonquel Jones : Tout le monde n’arrête pas de me féliciter ! On peut me dire bravo pour le titre de AP Player of the Year mais pas encore pour le MVP (sourires).

C’était un plaisir, prends soin de toi.

Jonquel Jones : Merci beaucoup ! C’était un plaisir de te parler aussi. J’ai adoré tes questions, c’était rafraichissant d’aborder des aspects différents et du point de vue de l’Europe. J’ai vraiment apprécié, donc merci.

Les playoffs WNBA ont débuté et cette saison, le public français a la chance de pouvoir les suivre en direct ou en rediffusion sur les antennes de beIN Sports. Dans la soirée de dimanche, retrouvez les deux affiches du 2e tour, entre le Seattle Storm et le Phoenix Mercury (à 21 heures, heure franco-belge), puis entre les Minnesota Lynx et le Chicago Sky (à 23 heures) !

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