Brittney Griner est détenue en Russie et l’inquiétude grandit, comment la sortir de là ?

L’une des meilleures joueuses de la planète est détenue depuis trois semaines dans un pays en guerre et en conflit diplomatique avec le sien, sans moyen de communiquer, ni d’informer ses proches ou le public de son état de santé. Pour ne rien arranger, celle-ci est noire et membre de la communauté LGBT, dans un pays qui ne dispose d’aucune loi contre les discriminations et fait fréquemment plus que les tolérer. Voilà la situation alarmante à laquelle Brittney Griner et sa famille sont confrontées aujourd’hui.

En temps normal, on se dirait qu’une résolution rapide interviendrait forcément, à l’image de ce qui s’était produit pour LiAngelo Ball, le joueur de UCLA, qui avait provoqué un incident diplomatique majeur entre les Etats-Unis et la Chine pour un vol à l’étalage en 2017. Les autorités américaines avaient assez rapidement fait sortir le jeune Californien de cellule après un one-man show de Donald Trump et un arrangement avec ses homologues chinois.

Sauf que là, cet incident est survenu dans le pire contexte possible. Lorsque les autorités russes ont arrêté Brittney Griner à l’aéroport en possession de cannabis sous forme d’huile à vapoter – un délit passible d’une peine pouvant aller jusqu’à 10 ans de prison – la situation était déjà très tendue entre Moscou, l’Ukraine et le reste du monde occidental. La guerre n’avait pas encore éclaté, mais la Russie préparait déjà ses opérations, avec en ligne de mire une opposition froide mais évidente avec les Etats-Unis.

On peut penser ce que l’on veut de la pertinence d’avoir apporté dans ses bagages un produit interdit en Russie. Mais Griner semble être traitée comme si elle avait tenté d’introduire 50 kg d’héroïne sur le sol russe. C’est en tout cas avec cette gravité que la télévision d’état russe a communiqué sur le sujet et décrit les raisons de son arrestation. Plutôt qu’une simple confiscation assortie d’une amende comme cela aurait été le cas dans d’autres pays, là voilà mise aux fers avec le risque d’être utilisée comme otage. Pour information, en Arizona, où vit “BG” la plupart de l’année, le cannabis sous forme récréative ou médicinale est légal pour les plus de 21 ans.

Que l’information ait mis trois semaines à parvenir aux médias américains et européens est fou, compte-tenu de la popularité de la joueuse et des implications dangereuses de sa captivité. Une photo, non-datée, a été diffusée par la télévision russe et relayée par CNN mardi. On y voit la championne olympique debout, présentant un papier sur lequel est écrit son nom. Difficile de discerner quoi que ce soit sur son état physique et psychologique.

Du Mercury à la WNBA, en passant par son épouse, tout le monde assure être concentré à 100% sur sa libération prochaine dans de bonnes conditions. Mais comment ne pas continuer de s’inquiéter, alors que la diffusion de ce cliché survient presque en même temps que l’annonce de nouvelles sanctions économiques, avec un embargo américain sur le pétrole russe décrété par Joe Biden ?

Ce serait absolument formidable que Brittney Griner puisse être renvoyée aux Etats-Unis sous peu, mais comment ne pas imaginer qu’elle est utilisée comme un pion diplomatique ? Impossible de se concentrer sur d’éventuelles répercussions sportives, puisque l’on est très largement en dehors du cadre du basket. Tout ce que l’on espère, c’est qu’il ne faudra pas attendre la fin de la guerre pour avoir des informations rassurantes à son sujet.

Si le gouvernement américain n’a pour le moment pas communiqué officiellement sur l’arrestation de “BG”, c’est a priori pour faciliter les négociations qui se tiennent actuellement avec la Russie. On pense fort à elle, dans l’attente de bonnes nouvelles.

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