Phoenix égalise après prolongation dans un superbe game 2, les Finales sont enfin lancées

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Phoenix : Skylar Diggins-Smith 13pts 12asts 7rbds – Diana Taurasi 20pts 4rbds 2blks

Chicago : Allie Quigley 19pts 6rbds Candace Parker 13pts 9rbds 3asts 2blks

Le peuple neutre réclamait du spectacle et un match serré, il a été exaucé. Après la démonstration de force du Sky dans un game 1 sans suspense, on a eu droit à tout autre chose cette nuit pour la deuxième manche à Phoenix. Le Mercury a égalisé à 1-1, au terme d’une partie ultra serrée, très intense et achevée en prolongation. Mesdames, on aura aucun mal à se coucher encore plus tard que prévu au petit matin si c’est pour assister à des matches de ce niveau ! De la tension, des mandales, de l’incertitude, Diana Taurasi qui met des 3+1 en prolongation, cette partie avait dans son contenu tout ce que l’on n’a pas eu trois jours plus tôt.

Du côté de Chicago, il fallait chercher la constance du côté de Courtney Vandersloot, qui a pratiquement à elle seule envoyé son équipe en prolongation en rendant une copie de très haut niveau. Quand la meilleure meneuse de la planète a besoin de marquer 20 points, c’est rarement bon signe, mais “Sloot” ne s’est pas cachée en voyant ses camarades en difficulté pour faire entrer le ballon dans le cercle. La n°22 du Sky a bouclé son match avec 20 points, 14 passes et 5 interceptions, notamment pour pallier l’absence de Candace Parker en attaque en deuxième mi-temps.

CP3 a disparu, Vandersloot admirable

CP3 a compilé 13 points, 9 rebonds et 3 passes. Pour le commun des mortels, c’est très bien. Mais Candace n’est pas une simple mortelle. Elle appartient à la caste des déesses du basket pour lesquelles disparaître offensivement pendant toute une mi-temps d’une série des Finales WNBA n’est pas acceptable. En la voyant immédiatement prononcer les mots “My bad” (“C’est de ma faute” en VF) devant ses coéquipières après la fin du match, on peut déjà deviner que son game 3, le premier de la série à Chicago, sera d’un autre acabit.

Tout n’est pas à mettre sur le dos de l’ancienne star de Los Angeles, bien évidemment. Allie Quigley, malgré ses 19 points, n’a pas fait les meilleurs choix de jeu en fin de partie et ne shootera pas tous les jours à 3/12 à 3 points. Le banc de “Windy City”, limité pour ainsi dire à Stef Dolson (-16 de +/-) et Diamond DeShields (-8 en 10 minutes), ne sera en théorie pas autant en difficulté à chaque fois. On peut aussi supposer que Chicago ne revivra pas d’autres matchs avec 4 petits lancers francs tentés (contre 11 pour Phoenix) au compteur. James Wade a d’ores et déjà mis la pression aux arbitres à ce sujet dans sa conférence d’après-match… Le Sky n’a pas franchement apprécié la performance arbitrale de ce match – on peut le comprendre à certains égards – mais ne peut pas se permettre de concentrer sa réflexion pour la suite là-dessus.

Si le match a tourné en faveur du Mercury, c’est tout de même avant tout grâce… au Mercury. Les filles de Sandy Brondello avaient cette fois le jus et l’approche nécessaires pour être à la hauteur de l’événement. Devant une foule hyper bruyante et prête à s’enflammer à chaque bonne séquence, Phoenix a trouvé la formule pour poser des problèmes à Chicago : mettre de l’impact physique, tout en empêchant le Sky d’imprimer le tempo offensif éreintant qui a eu raison de Connecticut au tour précédent. Il fallait aussi que le Big Three de l’Arizona soit dans le coup en attaque. Il l’a été dans des proportions inespérées.

DT “goatesque” en prolongation

Brittney Griner a semé la désolation dans la raquette adverse qui était parvenue à la limiter à 20 points dans le game 1. L’intérieure de Phoenix n’a cette fois pas ménagé la paire CP3-Stevens, contrainte de la voir enquiller 29 points et 9 rebonds à 12/19. Malgré une adresse douteuse (5/18), Skylar Diggins-Smith a été absolument magnifique de sang froid, de gestion et d’efficacité dans les moments chauds. Son drive payant à 12 secondes de la fin de la prolongation a plié la partie et est venu orner un match à 13 points, 12 passes et 7 rebonds.

Et que dire de Diana Taurasi ? La légende vivante du Mercury a effacé une première mi-temps indigente en se montrant beaucoup plus tranchante après le repos, mais surtout en étant complètement “goatesque” durant l’overtime.

Dès les premiers instants de la période bonus, “DT” a inscrit un panier à 3 points tout en poussant Kahleah Copper à la faute. Cette action à 4 points a évidemment donné le ton, mais pas autant que son interception à l’ancienne sur Vandersloot quelques instants plus tard, pour casser la tentative de remontée du Sky. Au final, “Dirty Diana” finit avec 20 points à 7/16, sans avoir eu besoin d’être provoquée verbalement ce coup-ci. Un paramètre qui ne l’a pas empêchée de continuer son histoire passionnelle – euphémisme – avec le corps arbitral, à l’image de cette poussette improbable sur l’un des arbitres après une prise de bec entre Copper et la toujours très (trop ?) combative Sophie Cunningham, de retour de blessure.

La future joueuse de Basket Landes n’a pas besoin d’afficher des stats mirobolantes pour peser sur un match et on l’a encore compris cette nuit. Cunningham a été à l’origine du regain d’intensité physique dans ces Finales, en frôlant toujours avec l’illégalité. C’est très exactement ce dont avait besoin Phoenix pour ne pas hypothéquer ses chances dans cette série.

On aura donc quoi qu’il arrive un game 4 dimanche en prime time pour la communauté francophone et c’est une excellente nouvelle. Ce serait dommage que les fans ne puissent pas vivre des rencontres aussi vibrantes à un horaire décent. Avant cela, les deux équipes vont s’envoler pour Chicago, afin d’y disputer un game 3 tout aussi prometteur et crispant par avance.

Les temps forts du match

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