La saison 2022 est lancée, retour sur les 4 premiers matchs !

Washington Mystics – Indiana Fever : 84-70

Le premier match de cette saison WNBA 2022 n’a pas été le plus disputé, comme on s’y attendait un peu. Le Fever était en mode école primaire pour cette rentrée des classes, avec trois rookies dans le cinq de départ (NaLyssa Smith, Queen Egbo et Destanni Henderson) et deux dans la rotation (Emily Engstler et Lexi Hull). Le déficit d’expérience s’est vu assez rapidement, même si le groupe de Marianne Stanley a fait de son mieux.

Les Mystics n’ont pas trop eu à forcer leur talent pour offrir à leur public une première victoire. Voir Elena Delle Donne en action, sans problèmes de dos apparent, est sans doute ce qui a été le plus agréable dans cette partie. “EDD”, dont le retour express nous avait laissés sur notre faim la saison dernière, a dominé son sujet sans forcer avec 21 points, 9 rebonds, 3 passes et 2 contres à 50%. Natasha Cloud (16 pts) et Ariel Atkins (15 pts) ont été les plus prolifiques derrière leur franchise player, qui s’est offert quelques petites masterclasses au poste en enrhumant les intérieures du Fever pas forcément armées pour gérer l’une des meilleures joueuses de la planète d’emblée.

Après un démarrage un peu poussif, NaLyssa Smith s’est reprise et a terminé en double-double (13 points, 13 rebonds). On a aussi bien aimé l’énergie et la combativité d’Emily Engstler (4 pts, 9 rbds, 2 blks, 2 stls en 17 minutes. Côté Washington, Rui Machida, qui avait torturé la France et la Belgique aux Jeux Olympiques, a fait sa première apparition en sortie de banc, bien en rythme et intégrée, faute d’être productive pour le moment.

Chicago Sky – Los Angeles Sparks : 91-98, après prolongation

Le seul match vraiment intense et disputé de la nuit, c’était celui-là ! Chicago aurait sans doute aimé offrir une victoire à son public pour lancer la campagne “back to back”, mais entre les absences, le manque de temps de jeu commun et des Sparks déjà intéressantes, il en a été autrement. Les deux équipes se sont départagées en prolongation, avec deux joueuses de L.A. qui ont réussi à sortir du lot et à être décisives.

Jordin Canada, débarquée de Seattle, a rappelé qu’elle n’était pas attendue comme celle qui prendrait la relève une fois Sue Bird partie pour rien. La meneuse, de retour dans sa Californie natale, a posé 21 points et 8 passes, mais a aussi permis à son équipe d’aller en prolongation en réussissant trois lancers à 1.5 seconde de la fin, puis deux autres pour plier l’affaire durant l’overtime. C’est évidemment très tôt, mais dans ce dispositif-là, il ne serait pas étonnant de la voir en lice pour le titre de MIP dans quelques mois…

L’autre Spark à s’être distinguée de manière aussi encourageante que satisfaisante, c’est Nneka Ogwumike. On a été suffisamment durs, agacés et frustrés par la MVP 2016 ces deux dernières saisons, qu’on ne peut que se réjouir de cette première apparition réussie cette année. La patronne du syndicat des joueuses a aussi été une patronne sur le terrain, notamment dans le côté décisif de sa prestation. Outre ses 19 points (à 7/10), 7 rebonds, 3 passes et 3 interceptions, l’aspirante déçue à la sélection nigériane a été clutch avec un panier inscrit à 50 secondes de la fin de la prolongation pour donner trois points d’avance aux Sparks, puis une interception qui a conduit aux lancers de Canada pour fermer le bal.

La première de Liz Cambage sous le maillot de Los Angeles a été un peu plus difficile (5 pertes de balle et 4/12 au tir), mais si l’Australienne parvient toujours à apporter 12 points, 4 rebonds, 4 interceptions et 2 contres lorsqu’elle est un peu en dedans, ce sera positif pour Derek Fisher et son groupe. On notera aussi que Lexie Brown (12 pts, 5 pds) et Chennedy Carter (12 pts en 12 minutes) se sont montrées tranchantes en sortie de banc.

Du côté du Sky, Candace Parker s’est démenée contre son ancienne équipe (21 pts, 6 rbds, 6 pds, 3 stls), mais elle a fini un peu à court d’énergie, à l’image de la plupart de ses partenaires. Il faut dire que le banc des championnes en titre manquait un peu de densité en l’absence de plusieurs joueuses. Dana Evans (24 pts), titulaire pour la première fois en WNBA, s’est mise en évidence avec 24 points, pendant qu’Emma Meesseman posait 12 points, 8 rebonds et 5 passes pour ses débuts dans l’enclave du Royaume de Belgique qu’est devenue Chicago.

Le Sky s’y connait en démarrages poussifs et James Wade ne se formalisera sans doute pas de cette défaite initiale.

Phoenix Mercury – Las Vegas Aces : 88-106

Avec les absences en pagaille du côté de Phoenix, on imaginait bien le Mercury avoir du mal à négocier cette entame de saison, surtout face à Las Vegas. Les craintes se sont confirmées. Pour la première de Becky Hammon sur le banc, les Aces ont torpillé les finalistes en titre sur leur parquet. Il n’y a pas eu la moindre once de suspense, tant l’agressivité et l’expérience collective des filles de Sin City leur ont permis de dominer cette rencontre.

En dépit des efforts de Skylar Diggins-Smith (25 pts), Phoenix a pris le bouillon et été incapable de gérer Dearica Hamby (24 points, 7 rebonds à 11/14), la paire Kelsey Plum- Jackie Young (20 pts toutes les deux) et A’ja Wilson (15 pts, 11 rbds). Les Aces menaient de 22 points à la pause devant un public consterné et qui aurait aimé voir Diana Taurasi (9 points, 9 passes à 3/11) et ses camarades débuter leur saison autrement.

Vanessa Nygaard doit déjà attendre impatiemment le retour des joueuses overseas comme Breanna Turner et Diamond DeShields, sans parler évidemment de la situation pesante autour de Brittney Griner. Tina Charles (15 pts à 5/16) n’a pas encore semblé assez dans le coup pour faire oublier l’impact de la paire Griner-Turner.

Seattle Storm – Minnesota Lynx : 97-74

Seattle a eu besoin d’une mi-temps avant de faire le trou avec Minnesota, pour le lancement de l’opération reconquête du titre. Les Lynx ont étonnamment bien tenu le coup sur les deux premiers quart-temps, le temps pour le Storm de s’habituer à leur nouvelle vie dans la Climat Pledge Arena après trois saisons à devoir jouer en dehors de ses bases. Une fois la pause passée, on a revu le rouleau compresseur coaché par Noelle Quinn se mettre en action. Minnesota n’a pas existé en deuxième période et le trio Breanna Stewart (17 pts) – Jewell Loyd (17 pts) – Sue Bird (11 pts, 9 pds) a chassé le semblant d’incertitude sur l’issue de cette partie. Tata Suzanne, pour laquelle le public d’Emerald City a rugi dès l’entrée des équipes, n’a de nouveau pas semblé affectée par les kilomètres affichés sur son compteur, imprimant le rythme en même temps qu’elle distribuait du caviar sur les 22 minutes qu’elle a passées sur le terrain.

Les nouvelles recrues du Storm ont montré des choses intéressantes, notamment le tandem de copines Gabby Williams – Briann January. L’énergie et l’impact défensifs des deux nouvelles arrivantes a été notable. Titulaire, Gabby a compilé 5 points, 3 rebonds et 2 contres, alors que l’expérimentée January, dont c’est malheureusement la dernière saison en WNBA, a chassé tout ce qui bougeait comme à son habitude, pour finir avec 3 contres et le meilleur différentiel +/- du match : +21.

Les Lynx ont eu du mal à trouver des alternatives à Sylvia Fowles (16 pts) et attendent elles aussi impatiemment le retour de leurs exilées temporaires comme Kayla McBride et des blessées comme Angel McCoughtry.

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