Chelsea Gray monumentale pour qualifier Vegas, Seattle dit adieu à Sue Bird

Les Las Vegas Aces vont jouer les Finales WNBA et leur qualification est méritée après cette superbe victoire (97-92) dans le game 4 à Seattle. Même si on regrette de ne pas avoir droit à un game 5 de cette série au niveau de jeu fabuleux, on ne peut qu’admirer ce qu’a accompli Becky Hammon en quelques mois. La constance avec laquelle Vegas a construit son succès, autour d’un plan de jeu, d’adaptations et de confiance en des joueuses auxquelles elle a fait passer un cap gigantesque force le respect.

On attend de voir ce que donnera le game 5 entre Chicago et Connecticut, mais avec ce qu’ont proposé les filles de Sin City sur cette demi-finale, on souhaite bien du courage à leurs adversaires pour les terrasser. Car dans ce groupe, se trouvent des joueuses dont le sang froid et la détermination sont assez terrifiants. A’ja Wilson a beau être le visage de la franchise et l’une des architectes de cette belle saison, c’est une autre tueuse de sang froid qui porté les Aces sur ses épaules dans ce game 5 et, plus globalement, depuis le sprint final de la saison régulière. Chelsea Gray vit une renaissance depuis quelques mois, elle que l’on pensait engagée vers un déclin acceptable et honnête après avoir vécu son prime à Los Angeles. Raté. Le prime de Chelsea Gray, c’est en ce moment-même. La meneuse de Vegas a fait un match totalement insensé pour qualifier son équipe pour les finales. A nouveau, à chaque fois que Seattle a cru pouvoir revenir à hauteur ou prendre le dessus, Gray a pris ses responsabilités et assommé le Storm psychologiquement, que ce soit avec des tirs extérieurs ou à mi-distance, toujours avec une exécution technique parfaite et un regard assassin presque aussi douloureux que le tremblement du filet en lui-même. Dans le money time, la reine du clutch a donné coup de poignard sur coup de poignard.

Avec 31 points et 10 passes à 13/22, la point guard de 29 ans a donné un peu plus de regrets aux fans des Sparks. Ces derniers ont vu Candace Parker triompher l’an dernier à Chicago et vont peut-être fois Chelsea Gray l’imiter cette année. On ne le dira jamais assez : Derek Fisher et le front office de Los Angeles ont du sang sur les mains après le démantèlement de ce tandem et de ce groupe, ou ne rien avoir fait pour l’empêcher.

Gray n’a évidemment pas joué toute seule et il faut souligner l’apport inestimable de Jackie Young (18 points à 5/6), elle aussi d’un calme olympien pour calmer les ardeurs du Storm des deux côtés du terrain, ou d’A’ja Wilson (23 pts, 13 rbds, 3 blks), véritable marathonienne avec 4 petites minutes de repos au total sur les quatre matchs de cette série.

Le game 3 aurait déjà été inscrit dans la légende du Storm, si le panier à 3 points de Sue Bird avait été un game winner. A nouveau, Seattle a manqué l’occasion de permettre à une joueuse d’écrire l’histoire. On s’en doutait, Breanna Stewart n’allait pas laisser son équipe quitter les playoffs sans un dernier combat d’envergure. “Stewie” est tombée les armes à la main, après une performance assourdissante : 42 points, 7 rebonds, 3 contres et 2 passes à 14/22. Jewell Loyd (29 pts) a elle aussi retardé l’échéance de son mieux, mais là aussi en vain. Les trous d’air en termes d’adresse et d’efforts défensifs ont été fatals à Noelle Quinn, assez clairement surclassée par Becky Hammon sur cette série, et son groupe. En fonction de ce que décidera Breanna Stewart à l’intersaison (l’appel de New York risque de se faire pressant), pas sûr que Quinn ait l’occasion de coacher à nouveau un effectif d’une telle qualité.

Bon, sinon, le moment est venu de cesser d’être dans le déni. Quasiment jusqu’à la fin, on aura refusé de croire que l’on assistait aux derniers moments de la carrière de Sue Bird. L’heure est malheureusement arrivée, aussi frustrante soit elle tant cette chère Tata Suzanne est encore capable d’évoluer à un niveau invraisemblable pour une joueuse qui fêtera ses 42 ans le mois prochain. Salutations admiratives aussi à Briann January, trop peu utilisée à notre goût dans cette série, qui tire également sa révérence après une superbe carrière. Sue a retenu comme elle a pu ses sanglots sur le parquet de la Climate Pledge Arena après le buzzer final. D’autres en tribunes, ou derrière leur écran d’ordinateur (✋), n’y sont pas parvenus.

On reviendra évidemment en détails sur ce que signifie cette fin de carrière, que ce soit dans des articles ou des podcasts. Pour le moment, on est juste envahis par la tristesse et en même temps la fierté et la gratitude. Celles d’avoir pu voir jouer Sue Bird et suivi sa carrière, là où les générations futures devront se contenter d’archives. On a envie de dire merci à cette immense championne, mais aussi qu’il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis…

Le résumé du match

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