Las Vegas au paradis, Chelsea Gray MVP des Finales

Le sourire et l’émotion de Chelsea Gray et Becky Hammon n’étaient pas feints. La première, tout juste élue MVP des Finales, n’était pas sûre de revenir à son meilleur niveau après la fin de cycle à Los Angeles. Comme son ancienne coéquipière Candace Parker, elle a montré qu’il y avait une vie après les Sparks et une plutôt belle. La seconde, sans doute la joueuse la plus forte de sa génération à ne jamais avoir remporté un titre, a prouvé qu’elle était une head coach d’exception, quoi qu’en pensent les 30 GM de NBA.

Hammon, première coach “rookie” à remporter le titre, a métamorphosé une équipe dont le noyau dur est resté le même, avec un style de jeu plus moderne et un mental accru. Ce sont ces qualités-là qui ont permis aux Las Vegas Aces de remporter le premier titre de leur histoire, au terme d’un game 4 (78-74) face au Sun où l’atmosphère a encore été irrespirable.

Il faut saluer cette équipe de Connecticut, qui sera morte les armes à la main, dans le plus pur style de celle qui est l’âme de cette équipe, Alyssa Thomas. “AT” a enregistré un nouveau triple-double (11 points, 11 passes, 10 rebonds, 2 interceptions et 2 contres) – le premier de l’histoire en back to back – sans pouvoir éviter la défaite à son équipe.

Tout s’est encore joué sur des détails. Une défense hasardeuse ici et là, notamment sur Riquna Williams (17 points), véritable torche humaine dans le money time, de la maladresse sur la ligne et un peu de fébrilité à la finition ou sur des remises en jeu… Pour battre Las Vegas, il fallait rendre une copie parfaite. Celle rendue par Connecticut a été admirable, mais pas suffisamment complète pour priver les Aces du sacre.

Longtemps derrière au tableau d’affichage, les filles de Curt Miller se sont appuyées sur les fulgurances de Jonquel Jones (13 pts), Brionna Jones (11 pts), Courtney Williams (17 pts) ou DeWanna Bonner (11 pts), combative mais qui a oublié le concept de remise en jeu au pire moment, pour revenir au score. On a bien cru, avant que Riquna Williams n’active le mode Stephen Curry, que le Sun avait pris l’ascendant dans ce match et qu’on aurait droit à un game 5. Les Aces n’en avaient nullement envie. Plus solides mentalement et dans l’exécution, les filles de Becky Hammon ont tenu bon et ont surfé sur le leadership de Chelsea Gray (20 points, 6 passes, 5 rebonds) et l’autorité vocale d’A’ja Wilson (11 pts, 14 rbds).

Premières en saison régulière, les Aces ont transformé l’essai durant les playoffs. Voilà un sacre mérité – un peu plus que les deux trophées individuels d’A’ja Wilson, qui reste une formidable joueuse et chef de file – qui vient récompenser le travail et le talent. Le travail de Bill Laimbeer, à l’origine de tout ce qui a touché de près ou de loin cette équipe ces dernières années, et le talent de toutes ces filles, dont certaines reviennent de loin. Au cours de la saison, Kelsey Plum a évoqué sa dépression et son périple pour revenir d’une rupture du tendon d’Achille. Dearica Hamby a serré les dents pour être de retour à temps pour les Finales… Même si elle n’a pas joué dans ce game 4, on a une pensée pour Iliana Rupert, qui va débarquer au Mondial en Australie avec le statut de championne WNBA dès sa saison rookie. C’est maintenant au tour de Las Vegas de tenter quelque chose qui semble presque impossible aujourd’hui : un back to back sur le trône.

Pour le Sun, c’est une intersaison pleine de questions qui va s’ouvrir. Ce groupe, même amputé de Jasmine Thomas et avec les limites qu’on lui connaît, a encore réussi à aller loin en playoffs et à entrevoir le titre. Mais pour franchir cette dernière marche, ne faut-il pas prendre des décisions difficiles, comme ce qu’ont fait les Aces l’année dernière ?

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